Très vite nous sommes prêts à ramer, le bassin tient toutes ces promesses avec au détour des bras de Seine de ravissants « cabanons » et des berges arborées. Mais on n'est pas là pour la plaisance ! Les coachs nous entraînent avec de nombreux exercices exigeants. La bouteille d’eau est déjà vide et le soleil commence à être plus agressif sur les avant-bras et les tibias constamment exposés. A midi, le buffet repas est servi dans l’arrière jardin du club et chacun recherche un coin d’ombre pour savourer goulûment le repas, délicieux. L’assoupissement nous gagne (efforts, digestion et chaleur s’accumulent…), un petit café en terrasse et hop on repart, l’après-midi, on reprend l’aviron sur de nouvelles embarcations pour de nouvelles expériences (mais pas de baquage). En fin d’après-midi, je découvre le château des scouts de France de Jambville, où nous sommes hébergés. Le lieu est très agréable. La devise des scouts est ‘sois prêt’, et là il faut l’être, prêt : douché pour l’apéro à 18h30, dîner à 19h et debrief video à 21h, pas de répit. Réveil 7h, et c’est reparti pour une journée bien pleine, les organismes souffrent et le matériel aussi. Le dimanche, finale de Coupe du Monde oblige, nous plions le matériel en fin de matinée pour être rentrés à temps.

Ce stage a été un moment mémorable sur le plan sportif (et pas seulement parce que l’équipe de France est championne du monde : on est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions… tuuuut… .tuuuuut…) avec la découverte de nouvelles embarcations pour moi : skiff, pair-oar et 4 de pointe. J’ai le sentiment d’avoir nettement progressé grâce aux conseils des encadrants et parce que j'ai pu ramer avec des coéquipiers de très bon niveau sur un très bon bassin.

Je voudrais en profiter pour remercier chaleureusement tous les participants et participantes pour leur enthousiasme et leur constante bonne humeur, et spécialement Pedro, les organisateurs Claire, Olivier et Antoine L. ainsi que les encadrants Duarte, Jean-Louis et Nicolas, tous bénévoles. Un grand MERCI. En conclusion, à faire et à refaire, mais pas tout de suite, un temps de recul est nécessaire. »

Patrick